Sujet: Re: Invisible Empire Dim 13 Juin 2010 - 0:02
12 juin 2010 - Le coup de griffe en suspens - Fidel CASTRO
Citation :
J’ai écrit mes Réflexions du mardi 8 juin, « Au seuil de la tragédie » en début d’après-midi. Plus tard, j’ai regardé le programme de la télévision, « Table ronde », de Randy Alonso, qui débute en général à 18 h 30.
Ce jour-là, de prestigieux intellectuels cubains qui participaient à ce programme, soumis aux questions pertinentes du directeur, répondirent avec éloquence qu’ils respectaient beaucoup mon opinion, mais qu’ils ne croyaient pas qu’il y ait des raisons pour que l’Iran rejette l’éventuelle résolution –connue alors– que devait adopter le Conseil de sécurité de New York, le 9 juin au matin et qui avait été sans aucun doute concertée entre les dirigeants des trois puissances ayant le droit de veto, les Etats-Unis, l’Angleterre et la France, avec leur homologues de Russie et de Chine, qui le possèdent aussi.
A cet instant, j’ai dit aux personnes proches qui m’accompagnent d’ordinaire : « Que je regrette de n’avoir pas conclu mes Réflexions en disant que personne plus que moi ne souhaite se tromper », mais il était tard et je ne pouvais en retarder l’envoi au site web CubaDebate et au journal Granma.
Le lendemain, comme je savais que la réunion du Conseil de sécurité s’ouvrait à 10 heures, j’ai eu l’idée de mettre CNN en espagnol qui devait sans aucun doute donner des nouvelles du débat. De fait, j’ai pu écouter le discours par lequel son président présentait un projet de résolution soumis quelques jours avant par les Etats-Unis et soutenu par la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne.
Des représentants des principaux Etats impliqués dans ce projet ont pris la parole. La représentante des USA a expliqué pourquoi son pays le votait, sous le prétexte éculé qu’il fallait punir l’Iran d’avoir violé les principes du Traité de non-prolifération nucléaire. De son côté, le représentant de la Turquie, dont l’un des navires de la flottille qui apportait des aliments au million et demi de Palestiniens assiégés dans un morceau de leur patrie, avait été victime de la brutale attaque héliportée des troupes d’élites israéliennes, au petit matin du 31 mai, a fait savoir que son gouvernement s’opposait à de nouvelles sanctions contre l’Iran.
CNN, dans son créneau de nouvelles, a présenté des images de mains levées en fonction des prises de position, dont celle du représentant du Liban, qui fit savoir que son pays s’abstiendrait.
On peut résumer l’attitude des membres du Conseil de sécurité qui ont voté contre la résolution dans la main droite sereine et ferme de la représentante du Brésil qui avait exposé d’un ton sûr les raisons pour lesquelles son pays s’y opposait.
Comme il y avait encore des tas de nouvelles sur ce point, je suis allé sur TeleSur qui a étanché pendant des heures ma soif insatiable d’informations.
Le président Lula da Silva a prononcé à Natal, dans le Nord-Est du Brésil, deux phrases lapidaires : les sanctions étaient imposées par « ceux qui croient à la force, et non au dialogue » ; la réunion du Conseil de sécurité « aurait pu servir à discuter du désarmement des pays qui ont des armes atomiques ».
Il ne serait pas étonnant qu’Israël et les Etats-Unis, ainsi que leurs étroits alliés ayant droit de veto au Conseil de sécurité – la France et le Royaume-Uni– veuillent profiter de l’énorme intérêt que soulève la Coupe du monde de football pour rassurer l’opinion internationale indignée par la conduite criminelle des troupes d’élite israéliennes face à la Bande de Gaza.
Il est donc très probable que le coup de griffe soit retardé de quelques semaines, voire que la plupart des gens oublient cette question durant les chaudes journées d’été. Il ne restera plus qu’à observer le cynisme dont les dirigeants israéliens feront étalage quand la presse les mitraillera de questions dans les prochains jours. Le puissant Empire, le moment voulu, élèvera toujours plus la barre en matière d’exigences avant d’appuyer sur la gâchette. Il rêve de répéter l’histoire de Mossadegh en 1953 ou de ramener l’Iran à l’âge de pierre, une menace dont il aime user dans ses rapports avec le Pakistan.
L’Etat d’Israël voue une telle haine aux Palestiniens qu’il n’hésiterait pas à envoyer le million et demi d’hommes, de femmes et d’enfants de Gaza aux fours crématoires dans lesquels les nazis exterminèrent des millions de juifs de tous les âges.
Il semblerait que la croix gammée du Führer soit aujourd’hui le drapeau d’Israël. Je ne le dis pas par haine, j’exprime le sentiment d’un pays qui s’est solidarisé avec les juifs et les a accueillis quand, à la dure époque de la Deuxième Guerre mondiale, le gouvernement de Batista, soumis à l’impérialisme, tenta de renvoyer un navire transportant des juifs de France, de Belgique et des Pays-bas qui avaient échappé aux persécutions nazies.
Au triomphe de la Révolution, j’ai connu de nombreux membres de la communauté juive installée à Cuba ; je leur ai rendu visite et je me suis entretenu avec eux à plusieurs reprises. Nous ne les avons jamais expulsés. Les différends sont nés des lois révolutionnaires qui touchaient des intérêts économiques ; par ailleurs, la société de consommation attirait beaucoup de juifs, alors que la Révolution impliquait des sacrifices. Beaucoup sont partis, mais d’autres sont restés dans notre patrie, prêtant des services utiles à Cuba.
Un jour ténébreux se lève sur le monde.
Hier, à 12 h 44, Obama a parlé de la résolution du Conseil de sécurité.
En voici quelques extraits, selon la version espagnole de CNN.
« Aujourd’hui, le Conseil de sécurité a voté à la majorité des sanctions contre l’Iran à cause de ses violations réitérées… « Cette résolution contient les sanctions les plus fortes contre le gouvernement iranien et adresse un message sans ambiguïté quant à la volonté de la communauté internationale de freiner l’expansion des armes atomiques.
« Pendant des années, le gouvernement iranien a violé les obligations qui sont les siennes aux termes du Traité de non-prolifération nucléaire.
« Tout en s’occultant derrière la rhétorique, les dirigeants iraniens continuent d’agir.
« Quand j’ai pris ma fonction voilà seize mois, l’intransigeance iranienne était déjà bien forte.
« Nous lui avons offert des perspectives d’un avenir meilleur s’il respectait ses obligations internationales.
« Ici, il n’y a pas deux poids deux mesures.
« L’Iran a violé ses obligations de suspendre l’enrichissement de l’uranium en accord avec les résolutions du Conseil de sécurité
« Voilà pourquoi ces mesures sont si sévères.
« Ce sont les plus rigoureuses imposées à l’Iran.
« Ceci prouve qu’il existe une vision commune qu’il ne convient à personne de mettre au point ces armes au Moyen-Orient. »
Cette sélection de phrases du bref discours d’Obama est plus que suffisante pour prouver combien la politique du puissant Empire est faible, inconsistante et injustifiable.
Obama avait admis dans son allocution à l’Université islamique Al-Azhar, du Caire, qu’ « en pleine Guerre froide, les Etats-Unis avaient joué un rôle dans le renversement d’un gouvernement iranien démocratiquement élu », bien qu’il n’ait jamais précisé quand ni dans quel but. Il est même possible qu’il ne se rappelle pas comment les USA renversèrent Mossadegh pour pouvoir installer à sa place la dynastie de Reza Pahlévi, le shah d’Iran, qu’ils armèrent jusqu’aux dents pour en faire leur principal gendarme au Moyen-Orient et qui accumula une immense fortune grâce aux richesses pétrolières du pays.
A l’époque, l’Etat d’Israël ne possédait aucune arme nucléaire. L’Empire disposait, lui, d’une force de frappe atomique énorme et sans rivale. Et c’est alors qu’il eut l’idée aventurière de créer au Moyen-Orient un nouveau gendarme qui menace aujourd’hui une partie considérable de la population mondiale et qui est capable d’agir avec son indépendance et son fanatisme caractéristiques.
The US stands at a historic crossroads, redeploying its combat troops out of Iraq and surging them in Afghanistan. But are they really leaving Iraq - or just rebranding the occupation? Why is Iraqi Lieutenant General Zibari requesting a decade-long US military presence?
Les Etats-Unis représentent le meilleur espoir de résoudre une grande partie des problèmes majeurs du monde, devait dire aujourd'hui la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, selon des extraits d'un discours publiés à l'avance. "Résoudre aujourd'hui les problèmes de politique étrangère exige que nous réfléchissions sur un plan régional et mondial afin de voir les interactions et les connexions entre les pays, les régions, les intérêts, et pour rassembler les gens comme seule l'Amérique peut le faire", selon le discours que Mme Clinton s'apprêtait à prononcer devant le centre de réflexion Council on Foreign Relations.
"Le monde compte sur nous. Quand de vieux adversaires ont besoin d'un intermédiaire honnête, quand les libertés fondamentales ont besoin d'un champion, les gens se tournent vers nous. Quand la terre tremble ou que les rivières débordent de leurs lits, quand les pandémies font rage ou que des tensions latentes se transforment en violences, le monde regarde vers nous", selon ce discours présenté comme "important" par le département d'Etat.
"Je le vois sur les visages des gens que je rencontre dans mes voyages, pas seulement les jeunes qui rêvent aux promesses d'opportunités et d'égalité de l'Amérique, mais aussi les diplomates et les responsables politiques chevronnés", poursuit Hillary Clinton. "Ils peuvent voir la fidélité aux principes et la confiance dans l'action qui accompagnent l'engagement américain. Et ils attendent de l'Amérique non seulement qu'elle s'engage, mais qu'elle dirige", ajoute Mme Clinton, affirmant que les Etats-Unis représentent "le meilleur espoir dans un monde dangereux". "L'Amérique est à la hauteur de la tâche", affirme-t-elle. "Nous allons saisir cette nouvelle occasion, ce nouveau moment américain".
Aymeric Chauprade est docteur en science politique et en droit international de la Sorbonne, diplômé de Sciences Po Paris. Directeur du cours de géopolitique au Collège interarmées de défense, directeur de la Revue française de géopolitique.
Il évoque dans son ouvrage "Chronique du choc des civilisations" la thèse selon laquelle l’effondrement des tours du World Trade Center n’est pas dû à une onde de choc mais vraisemblablement à des explosifs. Il vient de se faire virer pour cela.
Ce dernier a écrit : "L’onde de choc n’a pas pu provoquer l’effondrement. (...) Seule une démolition contrôlée par des explosifs permet d’obtenir un effondrement aussi rapide et parfait", à propos du World Trade Center.
Chauprade explique sur la chaine Al Jazeera les raisons de son licenciement.
Ce témoyage sur une chaine étrangère est une insulte aux chaines nationales qui refusent de relayer son affaire, tout comme ils sont restés silencieux sur l'affaire Richard Labevière.
Sujet: Re: Invisible Empire Dim 7 Nov 2010 - 18:32
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Les Etats-Unis veulent renforcer leur présence militaire en Asie (Gates)
07/11/2010 Les Etats-Unis prévoient de renforcer leur présence militaire en Asie et veulent pour ce faire accroître leurs relations avec l'armée australienne, a indiqué dimanche le secrétaire américain à la Défense Robert Gates.
"Nous recherchons des moyens de renforcer et rendre plus solide notre présence en Asie", a déclaré Gates, en référence à la révision par le Pentagone du déploiement des forces américaines dans le monde.
"Nous étudions différentes options, l'une d'elles prévoit de discuter avec l'Australie à propos des zones où nous pouvons coopérer dans un intérêt commun", a-t-il ajouté, à bord de l'avion le conduisant à Melbourne.
Gates rejoint en Australie la chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton, en tournée dans la région, et le plus haut gradé américain, l'amiral Michael Mullen, à Melbourne pour une réunion ministérielle annuelle entre les Etats-Unis et l'Australie.
Lors de cette réunion lundi, les deux gouvernements devraient discuter du renforcement de l'alliance militaire entre les deux pays, notamment dans le domaine de la cyber-sécurité, des missiles de défense et de la "surveillance de l'espace", a ajouté Gates.
Mais il n'existe aucun projet de nouvelles bases américaines en Australie ou ailleurs dans la région, a-t-il assuré. Le rôle de la Chine dans la région devrait figurer en bonne place au menu de cette réunion, a indiqué de son côté le Premier ministre australien Julia Gillard, appelant la Chine a être une "force du bien".
"Je pense que nous aborderons la géopolitique de notre région, et cela signifie bien sûr que nous discuterons du rôle grandissant de la Chine", a-t-elle déclaré. "Nous partageons avec les Etats-Unis le souhait que la Chine soit une force du bien, fermement engagée dans une architecture régionale et mondiale", a-t-elle ajouté.
"Nous avons fait part à la Chine, en privé comme en public, du besoin de transparence dans sa stratégie militaire", a ajouté pour sa part le ministre australien de la Défense, Stephen Smith.
La Chine "sera un acteur international responsable. Et c'est ce à quoi nous voulons assister", a ajouté Smith, à la télévision ABC. Les discussions de lundi doivent dans ce cadre aborder la question des efforts à mettre en œuvre pour aider les partenaires de la région en matière de "sécurité maritime".
Sujet: Re: Invisible Empire Jeu 23 Déc 2010 - 21:28
Washington au pays de l’or noir : les liens entre politique de sécurité et politique énergétique aux Etats-Unis.
De la construction d’un marché intérieur à la sécurisation de l’approvisionnement sur le marché mondial
Citation :
21/12/2010 - Les Etats-Unis demeurent, dans le monde, à la fois les premiers importateurs de pétrole et les premiers consommateurs1. Leur production reste considérable même si elle diminue constamment depuis de nombreuses années. La dépendance des Etats-Unis à l’égard de « l’or noir » est bien d’actualité, et aurait tendance à s’accroître considérablement
Sujet: Re: Invisible Empire Jeu 23 Déc 2010 - 21:34
Il faut bien suivre les traces de l'or noir à travers le monde pour bien comprendre les tenants et les aboutissants d'une bonne partie des conflits militaires, présents et à venir.
"L’empire militaire et économique américain en voie d’extinction"
Citation :
25/12/2010 Le journaliste américain Chris Hitch a assuré que l’empire militaire et économique américain est en voie d’extinction.
S’exprimant au site internet « Rawstory », Hitch a estimé que l’effondrement de la force militaire et économique américaine pourra avoir lieu n’importe quand, sans que l’on puisse préciser exactement cette date .
Selon lui, les signes de l’effondrement des Etats-Unis sont très clairs : " Notre pays a connu un coup d’Etat calme à travers notre régime pédagogique qui est en voie d’extinction, parce que l’infrastructure s’effondre. Tant que le peuple américain ne résiste pas, les Etats-Unis se transforment de plus en plus en un régime féodal contemporain".
Auteur du livre « la mort de la classe libre », ce journaliste a mis l’accent sur la situation minable du peuple américain, prévoyant que « les travailleurs américains seront contraints de rivaliser leurs homologues dans les prisons chinoises à cause de la politique suivie actuellement par les Etats-Unis ».
“Si des réformes essentielles dans l’infrastructure n’ont pas lieu, les Etats-Unis seront confrontés à une crise majeure suivie de répercussions économiques, politiques et environnementales », a-t-il constaté.
Sujet: Re: Invisible Empire Mer 26 Jan 2011 - 22:51
Entamé au lendemain des attentats du 11 septembre, le cycle idéologique a conduit les Américains à déclarer la guerre à plusieurs pays musulmans et à intervenir militairement dans d’autres.
Sujet: Re: Invisible Empire Mer 26 Jan 2011 - 22:51
Ils ont apporté leur soutien à tous les pays musulmans engagés contre des groupes islamistes armés ou en proie à une montée de l’islamisme sur leur sol.