Egypte: un migrant érythréen tué en tentant de passer en Israël - 15/04/2010
Citation :
Un migrant érythréen a été tué jeudi par la police égyptienne alors qu'il tentait de passer en Israël, a indiqué à l'AFP un responsable des services de sécurité égyptiens.
L'homme âgé de 42 ans a été abattu d'une balle dans la tête après avoir ignoré les appels et les tirs de mise en garde des policiers, selon cette source.
La frontière longue de 250 km entre l'Egypte et Israël est devenue une zone de transit importante pour les migrants, les demandeurs d'asile ou les trafiquants de drogue, contre lesquels Israël a demandé à l'Egypte d'agir.
Le gouvernement israélien vient en outre d'approuver la construction d'une barrière de sécurité le long de cette frontière
Le Caire refuse un nouveau plan de partage des eaux du Nil
Citation :
L’Egypte tient mordicus à son monopole sur le Nil. Les négociations entre les dix pays de l’Initiative du bassin du Nil (NBI), tenues mardi à Char Al-Cheikh, ont buté sur le refus du Caire d’un nouveau plan de partage de l’eau du fleuve. L’Égypte dispose, en vertu d’un accord conclu avec la Grande-Bretagne en 1929, de la moitié du débit du Nil. Un privilège qu’elle entend préserver coûte que coûte.
L’Égypte ne veut absolument pas entendre parler d’un nouveau plan de partage de l’eau avec les autres pays riverains du Nil. Les négociations entre les dix pays de l’Initiative du bassin du Nil (NBI), dont les ministres en charge de l’eau étaient réunis mardi dans la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh, ont mis au jour les profondes divisions qui minent les relations entre les États de l’aval et ceux de l’amont du fleuve.
L’Égypte rejette un accord-cadre qui remet en cause son monopole sur le Nil, et que le NBI avait peaufiné lors de le réunion de mai 2009 à Kinshasa. Le ministre égyptien de l’Eau et de l’Irrigation, Mohammed Nasreddin Allam, a d’ailleurs annoncé la couleur avant même le début des discussions en affirmant que son pays n’entendait rien céder sur son quota de 55,5 milliards de mètres cubes d’eau par an, une part qui représente la moitié du débit du Nil. Le Caire exige entre autres de disposer d’un droit de veto sur tout nouveau projet d’irrigation émanant des autres États ainsi que l’application du principe d’unanimité dans les prises de décision, sinon son « droit historique » sur le Nil se verrait menacé.
Une affaire de sécurité nationale
L’Egypte s’agrippe en fait à un accord conclu avec la Grande-Bretagne en 1929 au nom de ses colonies d’Afrique de l’Est, et à un autre passé avec le Soudan en 1959 et qui fixe la part de ce dernier à 18 milliards de mètres cubes des eaux du fleuve. Depuis des années, les huit autres pays du NBI réclament sans succès un partage plus équitable. La situation semble vouée à l’impasse. Au terme de 14 heures de discussions houleuses, les représentants du Burundi, de la République démocratique du Congo, de l’Ethiopie, du Kenya, du Rwanda, de la Tanzanie et de l’Ouganda ont annoncé qu’ils allaient procéder à la signature de l’accord-cadre d’ici le mois de mai, même si l’Égypte et le Soudan refusent d’y adhérer.
Hani Raslan, directeur de la unité Soudan et Bassin du Nil au Centre des études stratégiques d’Al-Ahram, estime, sur la radio hollandaise RNW, que « les pays de l’amont ne devraient pas reprocher à l’Égypte son monopole sur le Nil car le fleuve représente 95% des ressources hydrauliques du pays » alors que les autres régions riveraines « disposent de pluies abondantes qui leur suffisent amplement ».
L’Égypte refuse également toute idée d’arbitrage international sur la question. « Nous disposons de cartes diplomatiques, juridiques et beaucoup d’autres moyens pour faire valoir notre droit. Et nous ferons tout ce qui est en notre pourvoir pour défendre nos intérêts ainsi que notre sécurité nationale », menace Hani Raslan. Le Nil est une affaire plus que sérieuse pour l’Égypte. En 1979, le président Anwar Sadate avait déjà prévenu : « l’eau est le seul mobile qui pourrait conduire l’Égypte à entrer de nouveau en guerre. »
Sur les quelque quatre cents prêtres coptes que compte Le Caire, deux sont exorcistes. Deux fois par semaine, ils soulagent le quotidien des Egyptiens, chrétiens ou musulmans. Par la croix et par le verbe, ils les libèrent de leurs démons.
De noir vêtu, une croix en argent à la main, Abuna Makary s'approche sans hésiter des possédés, suivi par un garde du corps et des porteurs d'eau bénite. Abuna Makary commence toujours par le carré des hommes, à gauche de l'autel. Coptes et musulmans habités par le diable et harcelés par ses anges s'y côtoient en rangs serrés. Les yeux révulsés, ils se figent à l'approche du prêtre, tremblent au contact de sa croix, gémissent en sueur à son commandement : «Par le nom de Jésus-Christ notre Seigneur, je t'ordonne de sortir de ce corps.»
Syndrome du "grand israël" ou comment Tel-Aviv sème la zizanie - 28 Avril 2010
Israël, qui a toujours convoité le Nil, est en grande partie à l’origine de la crise actuelle entre l’Egypte et les pays riverains.
Aliaa Al-Korachi - Al-Ahram/hebdo
Citation :
Cherchez Israël ». Un Etat qui est derrière tous les maux de l’Egypte. C’est l’acteur caché, le provocateur qui incite et enflamme aujourd’hui les pays du Bassin du Nil pour annuler les accords déjà conclus. Le mot Nil occupe une place privilégiée dans la pensée israélienne et dans sa doctrine. Voire, certains estiment que les deux barres bleues qui forment le drapeau israélien représentent l’une le Nil et l’autre l’Euphrate. Et on parle aussi que sur la façade même de la Knesseth, il est écrit « Etat d’Israël du Nil à l’Euphrate ». C’est l’étendue du projet expansionniste du Grand Israël envisagé par l’Etat hébreu depuis sa création.
L’eau est un besoin vital pour assurer la survie de l’Etat hébreu qui souffre d’aridité et de rareté des sources d’eau. Le Nil est alors son point de mire, notamment qu’il est le plus proche d’Israël. Alors pour y parvenir, il sème la zizanie parmi les pays africains pour qu’ils fassent pression sur l’Egypte et la dépossédent de sa part historique de l’eau du Nil. Un danger dont l’Egypte est bien consciente. « Israël n’hésitera pas à conseiller l’Ethiopie de construire des barrages sur le Nil », met en garde le ministre égyptien de l’Irrigation, Mohamad Nasr Allam.
La carte gagnante d’Israël, c’est sa relation forte avec l’Ethiopie qui contrôle le Nil Bleu. Il suffit à cet égard de savoir que 80 % de l’eau qui coule au Caire provient du Nil Bleu, dont la source est en Ethiopie. Mais les relations autant économiques que diplomatiques israéliennes avec d’autres pays africains sont solides et ne manquent pas d’être une source de danger, comme le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie. En fait, le débat autour d’un partage équitable de l’eau du Nil s’est tellement animé après la dernière tournée du ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, dans ces pays, source du Nil, en septembre dernier.
Selon les analystes, c’était une tournée qui a marqué une montée en puissance de l’Etat hébreu dans le continent noir. Cibler ces pays d’où partent les sources du Nil n’est pas du tout une simple coïncidence. Les journaux israéliens révèlent bien l’affaire. Lieberman a été accompagné par des économistes et des spécialistes dans le domaine de l’industrie de l’armement et du commerce, de l’aviation, de la marine, de l’énergie, des communications et de l’agriculture. Lieberman a discuté des questions de l’eau et de l’agriculture avec ces Etats. Une visite qui a engendré, dès sa fin, des prises de positions africaines contre l’Egypte.
On a commencé à entendre des déclarations hostiles de la part des dirigeants africains. On lit dans les journaux kényans : « C’est une honte que l’aide vienne d’un pays désertique comme l’Egypte, qui utilise les eaux du Nil dont la source émane du Lac Victoria, qui appartient au Kenya, à l’Ouganda et à la Tanzanie ». Le quotidien éthiopien Jima Times, lui, a souligné : « Israël peut aider les Etats africains à utiliser les eaux du Nil contre le fait de concéder la moindre part, ce qui affectera la part de l’Egypte ».
Israël ultra présent
En fait, les domaines de la coopération africo-israélienne sont multiples et dans de différentes aspects. Au niveau hydraulique, Tel-Aviv a participé à la construction de 3 barrages en Ethiopie et des installations hydroélectriques sur le Nil Bleu, et trois autres en Ouganda, au Congo et Ghana. Ainsi qu’un traité d’irrigation avec l’Ouganda depuis 2000. Il présente même des aides techniques et des études dans le domaine de l’irrigation et de l’agriculture pour ces pays.
Selon Emad Gad, chercheur au Centre d’Etudes Politiques et Stratégiques (CEPS) d’Al-Ahram, c’est l’absence égyptienne, voire la négligence, mettant à l’écart tout rôle moteur, notamment durant l’époque nassérienne, qui a laissé la porte grande ouverte devant l’intervention israélienne pour s’incruster en Afrique. Et d’ajouter : « Israël a bien étudié le dossier africain et les besoins de ces pays pour mener son jeu. Il est devenu aujourd’hui difficile de mettre fin à ce rôle d’Israël qui est devenu le principal allié des pays africains. Il y a une connivence totale entre Israël et les pays africains ».
Dès Théodore Hertzel
Les tentatives israéliennes pour obtenir l’eau du Nil ont commencé en 1903. Théodore Hertzel, fondateur du mouvement sioniste, a présenté aux autorités britanniques un projet d’implantation des juifs au Sinaï et le transfert de l’eau du Nil vers cette partie. L’idée fut abandonnée après la première guerre mondiale. En 1974, un autre projet présenté, connu par le nom de son ingénieur Eliasha Kalli, proposait le transfert de 840 millions de m3 par an à Israël à travers le lac d’Ismaïliya.
Et quand Anouar Al-Sadate a proposé, en 1979, le « canal de la paix », promettant à Israël de l’eau en échange de la restitution de Jérusalem Est ... Begin a répondu : « Si l’eau du Nil signifie que nous devons abandonner Jérusalem, nous n’en voulons pas ». Aujourd’hui s’ajoute un autre scénario : la possible sécession, en janvier prochain, du Sud-Soudan que soutiennent Israël et l’Amérique. Ce nouveau pays va contrôler les eaux du « Bahr Al-Ghazal », un des grands affluents du Nil, et pourrait changer la direction de son écoulement.
Al-Ahram/hebdo - Semaine du 28 avril au 4 mai 2010, numéro 816 (Evènement)
Un magnat de l'immobilier, une chanteuse populaire, un ancien policier et un champion de kick-boxing. Tous sont au centre d’une affaire de meurtre qui défraie la chronique. Hicham Talaat Moustafa, homme d’affaires proche du pouvoir, est accusé d’avoir fait assassiner son ex-maîtresse. Son procès et celui de son complice présumé vient de reprendre au Caire.
Citation :
Comme un feuilleton à rebondissements, le procès de l’homme d’affaires égyptien Hicham Talaat Moustafa a repris au Caire cette semaine. Ce jeudi 29 avril, la justice commençait à examiner les pièces à conviction dans une affaire qui avait déjà été jugée une première fois en mai 2009. À cette époque, le magnat de l’immobilier et son complice avaient été condamnés à la peine capitale par pendaison. Mais un vice de procédure bien opportun avait abouti à l’annulation du procès.
L’homme d’affaires Hicham Talaat Moustafa est accusé d’avoir commandité l’assassinat de sa maîtresse, une chanteuse libanaise très populaire, Suzanne Tamin, qui avait été retrouvée morte dans son appartement de Dubaï, le 28 juillet 2008. L’assassin présumé n’est autre que le gardien de l’immeuble, Mohsen el-Sokkari, un ancien policier qui aurait touché 2 millions de dollars pour exécuter la jeune femme. Il a d’abord avoué le meurtre, avant de se rétracter lors du premier procès.
Allées et venues suspectes
Le tribunal a examiné, le 28 avril, les photographies du corps de Suzanne Tamin, âgée de 30 ans au moment des faits. Son corps était recouvert de nombreuses plaies causées par des coups de couteau. Sa gorge était entaillée et elle présentait des blessures aux bras, preuves de tentatives désespérées de se défendre.
La cour a également visionné des images des caméras de surveillance montrant Mohsen el-Sokkari entrer et sortir de l'immeuble de la victime, le jour du meurtre. À sa sortie, l'homme avait changé d’habits. La police de Dubaï affirme avoir découvert des vêtements tâchés de sang dans le bâtiment. Les avocats d’El-Sokkari affirment que l’heure inscrite sur les images a été truquée, et lui-même affirme s’être changé après une séance de sport.
L’affaire fait grand bruit au Liban comme en Égypte. Suzanne Tamin avait été rendue célèbre en 1996 par un concours de jeunes talents. La presse arabe lui prêtait des relations amoureuses toutes plus rocambolesques les unes que les autres.
50 millions de dollars pour un mariage
Les journaux égyptiens avaient révélé sa liaison avec Hicham Talaat Moustafa. À la tête du Talaat Mustafa Group – une société pesant plusieurs milliards de dollars –, c’est aussi un homme politique issu du Parti national démocratique (PND, au pouvoir). Membre du Sénat, son immunité avait été levée et il avait été remplacé par son frère à la tête de son entreprise. Après le premier verdict, les actions de la société avaient fortement chuté.
Toujours selon la presse cairote, la relation entre la chanteuse et l’homme d’affaire aurait pris fin quelques mois avant le drame. Hicham Talaat Moustafa aurait même proposé 50 millions de dollars à sa maîtresse pour qu’elle accepte de l’épouser… Mais elle avait finalement convolé avec le champion irakien de kick-boxing, Riyad al-Azzawi, qu’elle avait rencontré à Londres. Peu avant l'assassinat, le couple aurait acheté un luxueux appartement à Dubaï.
Riyad al-Azzawi avait déclaré au journal britannique Sunday Times, ainsi qu’à la police anglaise, que sa femme recevait des menaces et qu'elle « avait peur pour sa vie, affirmant qu'elle mourrait entre les mains d'un tueur professionnel ».
Egypte : 26 condamnations pour espionnage et projets d’attentats 30.04.2010
Citation :
Vingt-six hommes ont été condamnés mercredi par un tribunal égyptien à des peines allant de six mois d’emprisonnement à la réclusion à perpétuité pour espionnage pour le compte du Hezbollah libanais et projets d’attentats en Egypte.
Trois des accusés, dont le dirigeant libanais du groupe, Mohammad Qiblan, ont été reconnus coupables par contumace et ont écopé de la réclusion à perpétuité. Les autres -dont des Egyptiens, un Soudanais, des Palestiniens de Cisjordanie et des ressortissants libanais- ont été condamnés à des peines allant de six mois d’emprisonnement à 15 ans de réclusion.
Le verdict ne peut pas faire l’objet d’un appel.
Le groupe était accusé d’avoir projeté de commettre des attentats contre des touristes et des navires dans le canal de Suez, et d’avoir envoyé des hommes et des explosifs dans la Bande de Gaza pour aider les militants.
Le procès, qui s’était ouvert en août 2009, était le premier en Egypte à viser des militants présumés du Hezbollah. En avril 2009, des responsables des services de sécurité égyptiens avaient annoncé la découverte d’une cellule du Hezbollah qui projetait de déstabiliser le pays.
Le dirigeant du Hezbollah Hassan Nasrallah a reconnu avoir envoyé un agent pour superviser les acheminements d’armes au profit du Hamas à Gaza mais a démenti avoir tenté de saper la sécurité en Egypte.
Le Hezbollah s’est refusé à tout commentaire sur le verdict. Mais dans une déclaration diffusée par la télévision Al-Manar du groupe, Emile Rahme, l’avocat libanais d’un des accusés, Sami Chehab, a qualifié le verdict de "politique", et critiqué les peines, les jugeant "sévères et injustes". Chehab a été condamné à 15 ans de réclusion.
AlJazeeraEnglish — 2 mai 2010 — Under Egyptian law, peo ple found guilty of inciting or organising demonstrations without permission face jail terms of up to one year and hefty fines.
However, hundreds have gathered in downtown Cairo to protest against Egypt's high unemployment rate and the government's failure to increase the national minimum wage.
Workers' groups say the government's eagerness to attract foreign investment, has increasingly exposed the jobless to exploitation.
Le gouvernement égyptien veut proroger de deux ans l'état d'urgence - 11 Mai 2010
Citation :
Le Premier ministre égyptien Ahmad Nazif va demander mardi au Parlement, dominé par le parti au pouvoir, la prorogation pour deux ans de l'état d'urgence en vigueur depuis 1981, malgré les protestations de l'opposition, selon une source officielle.
La décision de proroger cette mesure devrait être adoptée sans difficulté, une simple majorité étant nécessaire au Parlement dominé par le parti du président Hosni Moubarak.
La loi sur l'état d'urgence a été décrétée après l'assassinat du président Anouar el-Sadate en octobre 1981, et a été reconduite sans discontinuer depuis lors.
Egypte : un touriste belge grièvement blessé par un "malade" mental à Assouan
Citation :
Un touriste belge a été poignardé mardi par un Egyptien apparemment atteint d’une maladie mentale à Assouan, ville touristique du sud de l’Egypte. Le touriste, grièvement blessé au cou et au torse, a été transporté dans un hôpital proche après l’attaque et devait être évacué par avion au Caire pour y être soigné, rapporte nouvelobs.com. Mercredi 26 Mai 2010 - 14:03
Sports Égyptien: Samir Zaher va rendre des comptes
Publier le 8.06.10
Le CNS a demandé une copie du rapport d’inspection de l’exercice 2007/2008 pour une enquête sur les allégations d’irrégularités financières de la fédération.
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Au moment où le président de la Fédération égyptienne de football, Samir Zaher, encourt le risque d’être déféré devant le procureur général par le président du Conseil national des sports, Hassan Saqr, le chef de la diplomatie égyptienne, a appelé à la relance des relations entre les deux pays et ce, à partir de Nice où il avait eu des discussions avec M.Mourad Medelci, notre ministre des Affaires étrangères.
Le chef de la diplomatie égyptienne a déclaré entre autres que «les liens entre les deux pays ne peuvent être affectés par un match de football». Il est important de souligner que la réaction du président de la Fédération égyptienne de football, Samir Zaher, après le caillassage du bus des Verts, le 12 novembre dernier au Caire, a été la principale cause de cette rupture des relations entre les deux instances sportives du football égyptien et algérien. Le président de la Fédération algérienne de football (FAF), M.Mohamed Raouraoua avait alors exigé des excuses de la part de la partie égyptienne pour clore ce cas des incidents regrettables. Mais, Zaher s’entêtait à ne point en faire allant jusqu’à «mentir» à ses propres responsables et supporters pour étayer des thèses basées sur des faits utopiques.
Et c’est en réaction à la divulgation du «mémorandum» de la Fifa que le président du Conseil national des sports en Egypte compte saisir le procureur général pour déférer le président de la Fédération égyptienne de football aux fins d’enquête sur les erreurs et les transgressions commises par l’administration de cette instance dans la gestion du dossier de l’enquête de la Fifa sur les incidents ayant émaillé le match Égypte-Algérie et qui s’est soldé par la condamnation de l’Égypte.
Selon un responsable du Conseil qui a voulu garder l’anonymat et cité par le quotidien égyptien Al Masry el Youm, Zaher a signé un engagement pour ne pas faire appel sans en référer au Conseil national des sports et ce, en suivant les conseils de l’avocat italien Monterey sans se référer justement au conseil. Et cette réaction personnelle du président de la Fédération égyptienne de football «nuit à l’intérêt général». D’ailleurs, le président de la FAF, M.Raouraoua a confié, entre autres, que la «Fifa menace d’exclure l’Égypte du Mondial 2014 prévu au Brésil si de tels événements venaient à se reproduire». Mais le président de la Fédération égyptienne avait caché cette sanction à l’opinion publique allant jusqu’à la démentir! Le Conseil a demandé d’ailleurs, une copie du rapport d’inspection de l’exercice 2007/2008 pour une enquête sur les allégations d’irrégularités financières de la Fédération. De plus, le procureur Ragab Hilal Hmida a présenté au début de cette année au procureur général, Abdelhamid Mahmoud, une communication relative à l’existence d’irrégularités financières relevant de la Fédération dont les fonctionnaires ont pris l’habitude des voyages à l’étranger tout en organisant des concerts avec des montants surestimés et ce, en violation de la loi.
Et le comble, c’est que la partie égyptienne n’a toujours pas accepté le fait que le dossier présenté par Samir Zaher au sujet de ses accusations soit sans fondements concernant les pseudo-événements de Khartoum. D’ailleurs, la Fifa a rejeté ces accusations sans fondements précisant que c’est un dossier vide.Or, des cinq points énoncés par la Fifa relatifs aux sanctions de l’Egypte, financière et technique, interdiction à l’Egypte de jouer au Caire ses deux prochains matchs de qualification pour la Coupe du Monde de 2014 à moins de 100 kilomètres de la capitale, etc., le président de la Fédération égyptienne n’a pipé mot à ses responsables.
Et la vérité finit toujours par terrasser le mensonge. C’est dire que l’heure de rendre des comptes est venue pour le président de la Fédération égyptienne de football, Samir Zaher, alors que du côté diplomatique, l’heure est à la réconciliation et au rapprochement dans la perspective de relancer les relations entre l’Egypte et l’Algérie et ce, après sept mois de tension…
Samir Zaher doit payer, d’une manière ou d’une autre, tout le mal qu’il a fait aux algériens ainsi qu’aux bonnes relations algéro-egyptiennes qu’il ne faut en aucun cas sous-estimer.
Nos ennemis ne manqueront pas d’exploiter la situation actuelle à des fins mesquines.
En tout cas, les egyptiens, du moins les officiels, semblent l’avoir compris.
Samir Zaher doit payer, d’une manière ou d’une autre, tout le mal qu’il a fait aux algériens ainsi qu’aux bonnes relations algéro-egyptiennes qu’il ne faut en aucun cas sous-estimer.
Nos ennemis ne manqueront pas d’exploiter la situation actuelle à des fins mesquines.
En tout cas, les egyptiens, du moins les officiels, semblent l’avoir compris.