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Lutte contre la corruption

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zulfikar

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MessageSujet: Lutte contre la corruption Dim 24 Fév 2013 - 18:42

LE PRÉSIDENT S’EXPRIME ENFIN SUR LES SCANDALES SONATRACH

Bouteflika : “Pas question de se taire”

Par : Azzeddine Bensouiah - Dimanche, 24 Février 2013 09:50    

Citation :
Pour une fois que le chef de l’État boude la célébration du double anniversaire du 24 Février, il ne s’est pas empêché de revenir sur le sujet qui fait couler beaucoup d’encre, ici et ailleurs, ces derniers temps : l’affaire Sonatrach où de hauts responsables comptant parmi ses proches sont cités.

Le déballage médiatique de ces derniers jours aura fait l’effet d’un séisme au sommet de l’État. Tour à tour, le parquet d’Alger et le ministre de l’Énergie et des Mines ont pris le train en marche.
Hier, ce fut au tour du chef de l’État d’en faire de même, quitte à ce que sa sortie soit assimilée à un lâchage pur et dur de  ses ex-proches. Le président Bouteflika a, donc, affirmé qu'il ne pouvait “passer sous silence” les scandales qui touchent la gestion de l'entreprise nationale des hydrocarbures Sonatrach, tout en réitérant sa confiance en la justice pour situer les responsabilités et sanctionner les coupables. Pour le chef de l’État, les informations publiées ces derniers jours au sujet du scandale Sonatrach “soulèvent notre révolte et notre réprobation, mais je fais confiance à la justice de notre pays pour tirer au clair l'écheveau de ces informations, pour situer les responsabilités et appliquer avec rigueur et fermeté les sanctions prévues par notre législation”.
La justice algérienne aura-t-elle, cette fois-ci, les mains libres
http://www.liberte-algerie.com/actualite/bouteflika-pas-question-de-se-taire-le-president-s-exprime-enfin-sur-les-scandales-sonatrach-194930


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Ipman

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MessageSujet: Re: Lutte contre la corruption Mar 2 Juil 2013 - 21:03

Corruption à Sontrach : le ministre de la Justice évoque un réseau international
 
Djamel Aklil - mardi, 02 juillet 2013 18:38
 
Citation :
Le ministre de la Justice est formel : « 90% des personnes impliquées dans l’affaire Sonatrach 2 ont été identifiées », a-t-il affirmé ce mardi 2 juillet. Mohamed Charfi  s’exprimait à l’issue d’une séance plénière de l'Assemblée populaire nationale (APN), consacrée à l'adoption du projet de loi organisant la profession d'avocat.


Parmi ces personnes identifiées, le ministre a précisé : « il y a ceux qui font l’objet de poursuites internationales. Il y a ceux qui sont sous contrôle judicaire ». Mais il a refusé de citer des noms. « Ne me demandez surtout pas de vous donner le nom d’un tel ou tel » a-t-il lancé aux journalistes.  

Interrogé sur l'affaire Sonatrach 1, le ministre s’est contenté là aussi de préciser que « l’instruction a mis en évidence la présence d'un véritable réseau international de corruption qui a des prolongements au-delà de nos frontières et dont l’objectif est d'absorber la substance de la Sonatrach via des mécanismes financiers pour couvrir les crimes commis ». Selon le ministre, « il existe une forte et déterminée volonté de l’État de combattre la corruption ». Et « la loi à cet égard sera appliquée dans toute sa rigueur ».  

Le ministre a estimé dans ce cadre que la loi actuelle « n’est pas à même de couvrir tous les aspects liés à la corruption ». C’est dans cette optique qu’il a préconisé un amendement de la loi pour « l’adapter, la modifier de manière à protéger les témoins ».
http://www.tsa-algerie.com/actualite/item/1052-corruption-a-sontrach-le-ministre-de-la-justice-evoque-un-reseau-international


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zulfikar

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MessageSujet: Re: Lutte contre la corruption Jeu 15 Aoû 2013 - 8:35

Scandale de corruption Chakib Khelil : Le clan présidentiel éclaboussé

le 14.08.13 | 10h00 - Salima Tlemçani



Citation :
Situé au cœur du système, Chakib Khelil ne peut être le seul à avoir touché à l’argent sale de la corruption. Il faisait partie du clan présidentiel et ne faisait rien sans l’autorisation ou le contrôle de celui-ci. L’implication d’Orascom Industrie, une société aux relations assez étroites avec le frère du président de la République, est révélatrice d’une précampagne électorale où les locataires d’El Mouradia n’ont plus de place. Et ce n’est que «le début du début», a déclaré le procureur général près la cour d’Alger, Belkacem Zermati.


Au cœur de la corruption qu’il a érigée en système depuis sa venue au début des années 2000, Chakib Khelil, ancien ministre de l’Energie (2001-2010), vient d’être rattrapé par la justice algérienne. Aidé volontairement ou involontairement à quitter le pays au moment où ses domiciles à Alger et à Oran faisaient l’objet d’une perquisition, Khelil n’est, pour beaucoup, que l’arbre qui cache le «clan présidentiel». Arrivé en 2000 dans les bagages de Bouteflika, lors de son premier mandat présidentiel, il a été nommé ministre de l’Energie, puis a assuré l’intérim du poste de PDG de Sonatrach en 2001-2003, période durant laquelle les plus importantes affaires concernées par l’enquête ont été conclues. Raison pour laquelle, nous explique une source judiciaire, le pôle pénal d’Alger a lancé le mandat d’arrêt international à son encontre et non pas la Cour suprême, comme le stipule le code de procédure pénale en matière de privilège de juridiction.

Ainsi, pour la première fois dans l’histoire du pays, un ministre de la République fait l’objet d’un mandat d’arrêt international. La mesure est très lourde même si, pour l’instant, il est utopique de croire que les autorités US, qui lui ont accordé la nationalité américaine et chez lesquelles il s’est réfugié, puissent le livrer. Durant toute une décennie, l’ancien ministre est resté très attaché à son pays d’asile où résident sa femme et ses deux enfants auxquels il rendait visite au moins une fois par mois. «Quand il revenait de ses voyages, c’était un autre homme. Il venait dans la majorité des cas avec de nouvelles orientations dont il faisait part au staff dirigeant du ministère et de Sonatrach», a souligné un cadre du secteur. Pour lui, sauf surprise, «Chakib Khelil ne peut trouver meilleure refuge que là où il est. Dans le cas contraire, ce sont ceux qu’il a servis qui doivent avoir peur parce qu’il ne partira jamais seul».

L’avis est partagé par de nombreux observateurs. «L’ancien ministre n’est que l’arbre qui cache la forêt. Il n’est pas le seul à avoir profité de cette manne. Il faisait partie d’un système situé au plus haut niveau de l’Etat. Il ne pouvait pas agir seul et n’acceptera jamais de payer seul», a révélé notre source. En fait, les informations rapportées lundi dernier par le procureur général, Belkacem Zermati, au siège de la Cour d’Alger, ne représentent que la partie visible de l’iceberg. Ce «début du début» de l’enquête (comme l’a si bien qualifié le procureur général) est déjà révélateur d’une immense opération de rapine au centre de laquelle se trouvent le «jeune» Farid Bédjaoui (45 ans) et le vieux Chakib Khelil. Le premier est la face apparente ; il mettait en relation les sociétés intéressées par les marchés dans le secteur de l’énergie avec le premier responsable du secteur, avec lequel une relation d’affaires existe depuis déjà des années. Présenté comme son conseiller, Bedjaoui s’occupe des négociations autour des montants des commissions et, souvent, il faisait assister à la fin l’ancien ministre. Dans le cas de l’affaire Saipem, filiale du géant pétrolier italien ENI, les justices italienne et algérienne ont levé le voile sur des liens avérés entre les dirigeants italiens, dont Pietro Varone et Farid Bedjaoui. Les montants versés par la société à Farid Bedjaoui pour obtenir les contrats ont dépassé largement les 200 millions d’euros.

Plus de 200 millions d’euros de commissions versées par Saipem à Farid Bedjaoui

A Milan où une enquête a été ouverte sur les informations judiciaires parvenues d’Alger, à la suite de l’inculpation de Saipem Algérie en tant que personne morale, les juges italiens lèvent un vrai lièvre. Debora Somaschini, petite-fille de l’épouse de Pietro Varone, Regina Picone, était employée de l’entreprise OGEC, appartenant à Farid Bedjaoui et son frère. Cette société, qui exerce dans les raccordements des puits de gaz, a obtenu plusieurs marchés de sous-traitance auprès de Saipem. Lors de la perquisition du domicile de Pietro Varone, vers la fin de l’année écoulée, la police a surpris Somaschini avec une valise contenant des documents sur Saipem et Varone ainsi qu’une somme d’argent. Parmi les documents trouvés, des formulaires pour l’ouverture d’un compte détenu conjointement dans une banque à Beyrouth par Mme Picano et Farid Bedjaoui. Pour les juges, des liens d’intérêt existent bel et bien entre Farid Bedjaoui et la famille Varone. Ils concernent une société de production de vin dont Pietro Varone est administrateur ; elle a été créée en 2008 dans la province de Caserte, avec 20% des parts appartenant à Farid Bedjaoui, qui avait pris des engagements pour y injecter un montant de 1,5 million d’euros. Varone, faut-il le préciser, avait signé un contrat de courtage avec la société de Bedjaoui, Pearl Ltd, domiciliée aux Emirats, et a servi pour le transfert d’une grande partie des commissions versées par Saipem allant de 2,5% à 3% du montant global des marchés obtenus en Algérie.

Plusieurs contrats ont été décrochés par Saipem, suivis à chaque fois par le paiement des commissions versées à Pearl Ltd sur des comptes bancaires aux Emirats arabes unis. Ces paiements ont été également effectués par d’autres filiales françaises et portugaises de Saipem. Franco-Algérien, Farid Bedjaoui a fait ses plus importantes affaires dans le secteur de l’Energie grâce à Chakib Khelil, alors ministre de l’Energie et ami de longue date de son oncle. En 2003, Khelil a confié à la Rayan Asset Managment, créée à Dubaï quelques mois auparavant par Farid Bedjaoui et Ziad Dalloul (son beau-frère), le placement des actions de Sonatrach (plus d’un milliard de dollars)  dans les compagnies américaines Anadarco et Duke Energy à l’américain Russell Investments. Quelques années plus tard, comme pour protéger le «jeune» (nom de code de Farid Bedjaoui que lui ont donné les Italiens), Chakib Khelil défend ce placement en mettant en avant sa «rentabilité» financière pour Sonatrach. Le nom de Farid Bedjaoui disparaît jusqu’à fin 2012, à l’éclatement du scandale Saipem avec l’affaire du GK3 que le ministre Khelil avait géré personnellement en mettant de côté le PDG de Sonatrach, alors Mohamed Meziane, actuellement placé sous contrôle judiciaire.

Khelil, la famille et les amis

En plus du fait qu’il soit associé à un des dirigeants de Saipem, Farid Bedjaoui est associé également à Khaldoun Khelil, le fils de l’ex-ministre, mais aussi à Mme Khelil dans de nombreuses entités économiques domiciliées au Liban et en Syrie, en Jordanie et en Egypte, dont les comptes auraient été utilisés pour le transfert des commissions. Entre Farid  Bedjaoui et la famille Khelil, les relations sont étroitement liées aux affaires.

Au ministère de l’Energie tout se savait. Même s’il n’a visité l’Algérie qu’une ou deux fois, Farid Bedjaoui était très bien introduit auprès des plus hauts responsables de l’Etat qu’il rencontrait à Paris.

D’ailleurs, c’est grâce à ces relations qu’une grande partie des activités de l’Année de l’Algérie en France (en 2007) lui a été confiée au prix fort.  Autre dossier sur lequel le juge de la 9e chambre du pôle pénal spécialisé travaille est celui lié à cette société OGEC, qui fait dans le raccordement des puits de gaz, dont les bureaux se trouvent à La Valette (Malte) et dont les dirigeants sont en majorité des Syriens. «L’information qui circule dans le milieu de l’énergie, c’est que cette firme appartiendrait à une Syrienne très proche de Chakib Khelil. Elle a obtenu de nombreux contrats grâce à l’intervention de l’ancien ministre qui l’imposait comme sous-traitante à Saipem, Petrofac, SNC-Lavalin ainsi qu’à d’autres entreprises. C’est vrai que l’entreprise est professionnelle dans son domaine, mais tout le monde soupçonne Khelil de toucher des dividendes à chaque fois qu’il l’impose aux partenaires de Sonatrach», a révélé un cadre du groupe Sonatrach.

Il en est de même pour Orascom Industrie, une des filiales d’Orascom, qui bénéficiait d’un statut privilégié en raison des relations qu’entretiennent ses patrons avec le frère du Président, Saïd Bouteflika. «Orascom Industrie, inculpée en tant que personne morale, était la société la plus chouchoutée, tout comme d’ailleurs les autres filiales du groupe parce tout le monde dit qu’elle est parrainée par le frère du Président. Raison pour laquelle, aujourd’hui, personne ne peut croire que Chakib Khelil a agi seul dans cette grande opération de rapine. Il faisait partie d’un clan qui l’a protégé durant des années en dépit des scandales qui ont éclaté dès l’année 2004 avec l’affaire BRC, ou l’achat des deux tours Chaâbani. Chakib Khelil n’est en réalité que l’arbre qui cache la forêt, ou plutôt le cercle présidentiel», a conclu notre source, en précisant que le mandat d’arrêt lancé contre Chakib Khelil et les membres de sa famille signe la fin d’un clan qui espérait rebondir à la veille de 2014.

http://www.elwatan.com/actualite/le-clan-presidentiel-eclabousse-14-08-2013-224604_109.php


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MessageSujet: Re: Lutte contre la corruption Ven 6 Sep 2013 - 0:04

Scandales Sonatrach-Saipem : deux entreprises syriennes impliquées

jeudi, 05 septembre 2013 17:38 - Hadjer Guenanfa

Citation :
Nouvelles révélations dans le scandale de corruption présumée mettant en cause Saipem (filiale du groupe italien Eni) en Algérie. Deux sociétés syriennes, ayant travaillé comme sous-traitants, sont impliquées, selon une enquête réalisée par l’hebdomadaire italien L’Espresso et qui paraîtra ce vendredi, rapporte l'agence AFP.

Ces deux entreprises auraient « encaissé à elles seules 1,5 milliard d’euros », selon la même source. Mais elles ne seraient pas les seules.

« L'accusation a mis au jour un deuxième niveau de corruption » et dans lequel des sociétés étrangères chargées de sous-traiter le chantier sont impliquées, précise la même source. Actuellement, la police financière cherche à connaître l’identité des patrons des deux firmes. Elle veut également  « faire la lumière sur une série de rencontres, survenues dans un hôtel de luxe à Milan, entre des manageurs italiens (aujourd'hui suspectés) et des émissaires syriens ». « Des entretiens privés qui auraient permis de "gonfler les prix" au détriment d'Eni », selon l’hebdomadaire italien.

La filiale du groupe Eni en Algérie fait l'objet d'une enquête diligentée par le parquet de Milan en Italie sur des pots-de-vin versés entre 2007 et 2009 à des responsables algériens dont l’ex-ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, contre des contrats évalués à 8 milliards d'euros, poursuit la même source.

En août, le procureur général de la Cour d’Alger annonce le lancement d’un mandat d'arrêt international contre neuf personnes impliquées dans l'affaire Sonatrach 2 dont Chakib Khelil, sa femme, ses deux enfants et deux personnes morales, Saipem et Orascom Industries.

La justice algérienne avait également lancé un mandat d’arrêt contre Farid Bedjaoui, principal intermédiaire dans l’affaire des pots-de-vin versés par la Saipem.
http://www.tsa-algerie.com/actualite/item/1806-scandales-sonatrach-saipem-deux-entreprises-syriennes-impliquees


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MessageSujet: Re: Lutte contre la corruption Mer 18 Sep 2013 - 19:44

Enquêtes sur la corruption à Sonatrach

Djilali Hadjadj : les juges italiens et suisses s’inquiètent sur l’avenir de la coopération avec les magistrats algériens


Hadjer Guenanfa - mercredi, 18 septembre 2013 17:18


Djilali Hadjadj

Citation :
Djilali Hadjadj minimise l’impact du transfert du service de la police judiciaire du DRS à la justice militaire, mais s’inquiète des conséquences du mouvement annoncé dans le corps des magistrats sur les enquêtes sur la corruption en Algérie.

« Ce qui nous inquiète, c’est qu’un certain nombre de magistrats à Oran et à Alger travaillant sur ces dossiers au niveau des pôles spécialisés risquent de faire les frais d’une mutation arbitraire pour bloquer pratiquement l’avancement des enquêtes », explique le porte-parole de l’Association de lutte contre la corruption en Algérie dans une déclaration ce mercredi 18 septembre à TSA, qui pense que le DRS continuera à enquêter sur la corruption.

« Le service chargé des enquêtes a été transféré au ministère de la Défense, mais les officiers du DRS sont des officiers de police judiciaire à compétence nationale. Ils sont donc de par la loi habilités à mener des enquêtes sous l’autorité de la justice. Je pense que c’est aller trop vite en besogne en disant que le DRS ne sera plus habilité à mener des enquêtes ».

Selon M. Hadjadj, les juges italiens et suisses, en charge des enquêtes sur les pots-de-vin versés par Saipem et SNC-Lavalin pour obtenir des contrats en Algérie, s’inquiètent de l’avenir de la coopération judiciaire avec les magistrats algériens. « Nous avons des informations que les magistrats italiens et suisses s’inquiètent des mutations qui pourraient porter préjudice à un début de coopération judiciaire », affirme-t-il.

Des magistrats algériens ont « prévenu » leurs homologues italiens et suisses, révèle M. Hadjadj. « Ils leur ont dit : "Nous pouvons travailler avec vous mais nous ne savons pas si on sera encore sur ces dossiers l’année prochaine" », détaille M. Hadjadj qui ajoute : « Nous avons des signes alarmants mais je ne pourrai pas en dire plus ».

M. Hadjadj plaide pour que les juges chargés des affaires de corruption soient maintenus dans leurs postes lors du prochain mouvement de magistrats. « Muter le procureur général d’Alger risque d’être compris par nous, l’opinion publique et par les magistrats italiens et suisses comme des mesures favorisant le blocage des enquêtes », explique-t-il.

Pour appuyer sa proposition, le porte-parole de l’AACC cite l’exemple de l’Italie où les magistrats « ne peuvent pas être mutés ou licenciés quand ils travaillent sur des dossiers sensibles dont ceux liés à la mafia, au trafic de drogue ou à la délinquance économique et financière ». « Ce n’est pas pour demain qu’on aura des magistrats qui connaîtront une certaine stabilité, qui pourront acquérir des compétences et qui pourront travailler en toute sérénité sur ces dossiers », regrette toutefois le porte-parole de l’AACC.

M. Hadjadj revient sur le mouvement prévu dans le corps des magistrats et révèle que la présidence de la République a rejeté à deux reprises les listes établies par le gouvernement. « Le gouvernement avait chargé l’ancien ministre de la Justice Mohamed Chorfi de préparer un mouvement. Pour la première fois, un ministre a eu le courage d’initier un mouvement d’une telle ampleur sur la base d’informations très documentées. Sa mouture a été rejetée par la présidence selon les informations en notre possession , On lui a demandé de la revoir et sa deuxième mouture a été également rejetée ».
Mohamed Chorfi limogé dans le cadre du dernier remaniement ministériel a été « le premier ministre de la Justice à rester moins d’une année dans son poste », fait-il remarquer.
http://www.tsa-algerie.com/actualite/item/1977-enquetes-sur-la-corruption-a-sonatrach-djilali-hadjadj-les-juges-italiens-et-suisses-s-inquietent-sur-l-avenir-de-la-cooperation-avec-les-magistrats-algeriens


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MessageSujet: Re: Lutte contre la corruption Sam 5 Oct 2013 - 12:28

L’association de lutte contre la corruption lance un appel contre le pillage et la prédation des ressources du pays

samedi, 05 octobre 2013 10:23 - Hadjer Guenanfa



Citation :
L’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC) a appelé ce samedi 5 octobre, toute la société, dans toutes les régions du pays, à se mobiliser contre « le pillage et la prédation des ressources du pays » et pour « enclencher une large dynamique de lutte contre la corruption ».

S’exprimant à l’occasion de l’anniversaire du 5 octobre 1988, l’AACC estime que 25 années après ces évènements, le « changement tant espéré n'est toujours pas au rendez-vous », même s’il « existe une forte volonté d'aller vers plus de démocratie au sein de la société ».

« Les derniers changements survenus au sein de l’Exécutif affirment la stérilité du système à trouver des solutions à ses problèmes », assure l’AACC.  Cette dernière appelle « les sages du système algérien » à épargner à l’Algérie plus de pertes de « temps, d’efforts et d’argent ».

Elle leur demande de travailler en collaboration avec des partenaires dans la société dont les partis politiques, les syndicats et des personnalités œuvrent pour pouvoir établir une feuille de route afin de concrétiser une « transition démocratique ».
http://www.tsa-algerie.com/actualite/item/2190-l-association-de-lutte-contre-la-corruption-lance-un-appel-contre-le-pillage-et-la-predation-des-ressources-du-pays


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MessageSujet: Re: Lutte contre la corruption Mar 8 Oct 2013 - 16:30

LUTTE CONTRE LA CORRUPTION, LE CRIME ORGANISÉ ET LE RECOUVREMENT DES AVOIRS CRIMINELS

L'expérience américaine au service de nos magistrats


Par Walid AÏT SAÏD - Mardi 08 Octobre 2013 - Lu 885 fois


On ne peut s'empêcher de faire le parallèle entre cette
formation et les affaires de corruption qui secouent le pays


Citation :
Le parallèle est vite fait entre cette formation et les affaires de corruption qui secouent le pays ces derniers temps, notamment l'affaire Sonatrach dans tous ses épisodes.

L'Oncle Sam forme nos juges contre la corruption et le crime organisé! Dans ce sens, un atelier a été organisé hier à l'hôtel Sheraton d'Alger.

«Il entre dans le cadre de la collaboration judiciaire entre l'Algérie et les Etats-Unis dans le domaine de la formation des magistrats», a souligné le directeur des affaires pénales et des grâces au ministère de la Justice, Lakhdari Mokhtar, en marge de cette formation.

Cet atelier a pour objectif de «rapprocher les points de vue entre les magistrats et les officiers de la police judiciaire des pays de l'Afrique du Nord sur la question de la corruption qui est étroitement liée au blanchiment d'argent», atteste-t-il. «Elle doit aussi permettre de mieux appareiller nos juges dans la lutte contre la corruption, le crime organisé transfrontalier et le recouvrement des avoirs criminels», a t-il fait savoir.

Il cite l'exemple de la convention des Nations unies contre la corruption, Merida.

«C'est un de ces instruments de la loi internationale auquel se perfectionneront les participants à cette formation», a-t-il soutenu. C'est ainsi qu'il souligne «l'importance que revêt la coopération internationale dans la lutte contre la corruption à travers l'activation des mécanismes y afférents». M.Lakhdari a, de ce fait, insisté sur la «mise en place de mécanismes internationaux unifiés pour pouvoir lutter efficacement contre le phénomène de la corruption».

Le fait que cette formation soit régionale, puisqu'elle regroupe l'Algérie, la Tunisie, le Maroc et la Mauritanie en plus des Etats-Unis, est pour M.Lakhdari un bon moyen pour l'unification de ces mécanismes internationaux. «C'est également une occasion pour l'échange d'expériences», assure-t-il. «Les magistrats qui enquêtent dans la lutte contre la corruption ont besoin de l'aide de leurs confrères étrangers, aussi bien l'audition des mis en cause que la saisie des comptes bancaires», ajoute ce responsable au ministère de la Justice.

«Les magistrats doivent être informés des textes juridiques appliqués au niveau local et international, ce qui leur permettra de soumettre leurs demandes pour l'audition des accusés ou pour geler les comptes bancaires ou pour restituer les revenus de la corruption», a-t-il insisté.

Toutefois, on ne peut s'empêcher de faire le parallèle entre cette formation et les affaires de corruption qui secouent le pays ces derniers temps, notamment l'affaire Sonatrach dans tous ses épisodes. Le pays organisateur de cette formation, les USA et le thème de cette formation font penser à l'ex-ministre de l'Energie et des Mines, Chakib Khelil, au titre duquel le parquet d'Alger a lancé un mandat d'arrêt international contre lui qui se trouve aux Etats-Unis et qui aurait la nationalité américaine. Est-ce une coïncidence? Nos juges seront-ils formés à la façon de pouvoir obtenir son extradition des Etats-Unis? Une chose est sûre, le recouvrement des avoirs criminels qui est un des thèmes principaux de cette formation aura un rôle primordial après le passage de ces affaires devant la justice...
http://www.lexpressiondz.com/actualite/182504-l-experience-americaine-au-service-de-nos-magistrats.html


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